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La crise sanitaire fait évoluer le marché de l’immobilier d’entreprise

Fermetures administratives, explosion des achats en ligne, massification du télétravail… C’est peu dire que la crise du Covid-19 aura poussé le marché de l’immobilier d’entreprise au changement. Quelles formes ces évolutions revêtent-elles ? Dans quel état d’esprit les investisseurs sont-ils ? Quelles sont les opportunités à saisir ? Découvrez-le.

La crise sanitaire fait évoluer le marché de l’immobilier d’entreprise

Sommaire

Une demande immobilière qui se déplace

L’attractivité commerciale des métropoles serait-elle en panne ? C’est la question que l’on est en droit de se poser au vu des données collectées par SeLoger bureaux & commerces, site leader sur la recherche immobilière professionnelle. « Les grandes villes semblent moins plébiscitées en matière de commerces, à l’image de Paris où les recherches se déplacent vers la première et la deuxième couronne » indique Maïlys Rebora, porte-parole de SeLoger bureaux & commerces qui ajoute que « le marché poursuit sa décroissance avec un volume de biens disponibles qui augmente (+ 15 % sur 1 an) mais une demande en baisse (- 13 %) ». Pour autant, si les recherches reculent indiscutablement sur un plan national, localement, elles explosent (+ 20 % dans le Sud-Ouest et jusqu’à + 70 % dans le Grand Ouest), attestant ainsi d’une redistribution de la répartition des demandes. Il est également intéressant de noter qu’au niveau national, sur le marché des bureaux cette fois, l’offre augmente (+ 30 % sur 1 an) alors que les recherches reculent (- 10 % sur 1 an). « Mais ce qui est nouveau, c’est que la demande se déplace (+ 83 % en Normandie et + 42 % dans le Grand Ouest) »  précise Maïlys.

Pour autant, si la demande se déplace (vers le Nord pour les bureaux et en direction du Sud-Ouest pour les commerces), l’Île-de-France conserve son rôle de locomotive. « Le plus gros volume absolu des recherches reste en IDF. Cela concerne 1 recherche sur 2 pour les commerces et pour les bureaux, c’est 70% des recherches à la location et 50% des recherches à l’achat » explique Maïlys.

Une demande qui change de forme

Face aux incertitudes liées au contexte sanitaire, le marché de l’immobilier professionnel est contraint d’évoluer. Si 7 recherches locatives sur 10 ciblent encore les CHR (cafés, hôtels et restaurants), les commerces qui ont le mieux résisté aux confinements (alimentation, tabac/PMU…) sont de plus en plus ciblés. De même, en Normandie et dans le Grand Ouest, 3 recherches sur 4 concernent désormais la location. Enfin, s’il est un secteur d'activité qui a clairement profité du confinement ou plus précisément de la massification du télétravail qui en est résultée, c’est bien le coworking. « En effet, plus d’un tiers des professionnels en recherche de ce type d’espace déclarent que le Covid a eu un impact positif sur leur projet » indique la porte-parole de SeLoger bureaux & commerces.

Ce sursaut des recherches de bureaux à louer et le regain d’attractivité de certains commerces particulièrement résilients apportent, s'il en était encore besoin, la preuve que la demande non seulement bouge mais aussi qu’elle change de visage.

Ce que pensent les investisseurs

En quoi la crise sanitaire, les fermetures et les faillites auront-elles impacté le moral des investisseurs ? « Chez les bailleurs, il y a une inquiétude généralisée concernant la pérennité des commerces ( volume de consommateurs, impact sur le CA, etc.), parce que bien entendu, c’est bien la vacance locative qu’ils redoutent » note Maïlys. Laquelle précise que des éléments tels qu’un « avantage concurrentiel par rapport à ses confrères ou encore des prix attractifs » seront, plus que jamais, capables de peser dans la balance et de faire la différence. Du côté des repreneurs, près de 70 % d’entre eux anticipent une baisse des prix de vente des fonds de commerce dans les prochains mois.

Bon à savoir

5 salariés sur 10 désirent alterner télétravail et travail sur site (Source : Étude SeLoger bureaux & commerces).

Alternatives et opportunités se multiplient

Nous l’avons vu, pour bousculé qu’il soit par les conséquences de la crise sanitaire, le marché de l’immobilier professionnel est capable de s’adapter. À ce titre, des alternatives se sont fait jour : bureaux reconvertis en logements dans les grandes villes, commerces transformés en espaces de stockage… Enfin, la crise n’aura pas été sans susciter de nouvelles opportunités : commerces essentiels (de bouche, d’alimentation générale…), bars et restaurants dont l’activité devrait être reboostée par le retour des touristes et la levée des couvre-feux…

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