À la Défense, le marché des bureaux tourne au ralenti

10 oct 2019
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L’absence de grandes transactions pénalise le marché des bureaux de La Défense. L’offre se reconstitue et pourrait servir de report aux utilisateurs ne trouvant rien dans Paris. Les loyers restent stables.

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À la Défense, le marché des bureaux tourne au ralenti
Le marché de La Défense pâtit momentanément de l'absence des grandes surfaces. © Givaga

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À la Défense, 46 300 m² de bureaux placés : un repli annuel de 37 %

Le marché tertiaire du premier quartier d’affaires européen a retrouvé un rythme très lent, méconnu depuis 2014.  En effet, selon Cushman & Wakefield, il faut remonter aux années 2012 et 2013 pour constater des niveaux transactionnels si bas à mi-année. Le manque de transactions supérieures à 5 000 m² pèse lourdement sur le marché. Depuis le début de l’année, une seule grande signature est intervenue : FM Global dans « Coeur Défense » sur 5 000 m², ce qui, pour cette tranche de surface, signifie une chute de 78 % sur un an. Les bureaux de taille intermédiaire, de 1 000 à 5 000 m², relais de croissance des trois dernières années ont été commercialisés à hauteur de 32 900 m². Un recul annuel modéré de 18 %, et un niveau qui reste au-dessus de la moyenne des dix dernières années à 25 700 m². Parmi les 16 transactions réalisées, 6 dépassent les 2 500 m² : GE Money Bank sur 4 200 m², Business & Décision sur 3 200 m² ou encore SDEL INFI sur 3 100 m². Les transactions en dessous de 1 000 m² se chiffrent à 8 400 m², en baisse de 21 % mais toutefois s’avèrent supérieures à la moyenne décennale.

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La demande fléchit sur tous les types de surfaces © Immostat

Des valeurs locatives stables pour le moment

Sans transaction de bureaux neufs ou restructurés depuis le début de l’année, le loyer moyen des transactions des bureaux de première main reste stabilisé à 460 €/m²/an. Les valeurs locatives de seconde main restent inchangées également à 440 €/m²/an. Deux scenarii se profilent : soit les transactions restent très faibles et une correction à la baisse est envisageable, soit l’activité reprend avec l’arrivée de bureaux neufs présentés à 500 €/m²/an et le recalibrage à la hausse des loyers de première main est plausible.

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Les loyers restent stables sur toute La Défense © Cushman&Wakefield

Une offre à venir de grande qualité

La Défense traverse un moment de marché particulier : en dépit de choix limités dans le stock existant pour des locations à cet emplacement, les utilisateurs restent attentistes face à l’offre en chantier à venir et tardent à prendre position. Résultat : le taux de vacance remonte à 5,4 % et pourrait osciller entre 6 et 10 % d’ici la fin de l’année compte tenu de l’arrivée de 115 000 m² dans les prochains mois dont les tours « Carré Michelet » et « So Work ». Mais d’ici 2022, ce sont plus de 500 000 m² de bureaux qui vont arriver au travers des tours « Alto », « Trinity », « Landscape ». Selon l’étude Cushman & Wakefield, le nouveau cycle de production de bureaux en passe d’être inauguré à La Défense va remodeler la structure de l’offre du quartier d’affaires d’ici trois ans. Avec des qualités de centralité, de transports, d’animation et d’offre de grands gabarits, La Défense est en première ligne pour tirer parti de l’étroitesse du stock actuel parisien.

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D'ici 2022, l'offre va se reconstituer en grandes surfaces © Cushman&Wakefield
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